vendredi 19 décembre 2008

sexisme ordinaire

Monsieur X, journaliste de son état, a demandé dans son emission cette semaine sur une radio et une chaine de la télévision numérique gratuite à l'ex-candidate socialiste à la présidentielle: "Quels conseils [de look] donneriez-vous à Martine Aubry?"

Ce journaliste avait déjà sorti des platitudes navrantes, des lieux communs... Il avait également joué le rôle de donneur de leçons aux candidats à la présidence en posant des questions d'un intérêt voisin du zéro absolu tout en se trompant sur les réponses avec un aplomb rare... Bref, il ose tout et d'ailleurs c'est à cela qu'on le reconnait. Nul doute qu'à l'issu d'une interview de Nicolas Sarkozy sur la crise financière, il posera la question qui travaille actuellement tous les esprits : "Monsieur le Président, vous qui êtes un expert en montres, que pensez vous de la toquante de Monsieur Fillon ?" Et là... nul doute que la France entière aura le soufle coupé devant l'audace de la question... Elle se rongera les ongles jusqu'au sang en attendant la réponse pendant la page de publicité...

mardi 23 septembre 2008

Nicolas dans le texte

Une vidéo de notre président... Sans commentaire.

dimanche 14 septembre 2008

Edvige

Les fichiers de police ne datent pas d'hier. Avant 1991, une certaine confusion régnait : rien n'était clairement défini sur qui ficher, sur pourquoi le faire et que collecter comme renseignement. Le décret de 1991 alors que Michel Rocard était premier ministre a donné un cadre légal à ces fichier.

Dans l’ancien fichier des RG (décret 91-1051 du 14 octobre 1991, accessible sur le site « legifrance »), il est écrit que les informations recueillies ne pourront l’être (à l’exclusion de tout autre motif) que « lorsqu’elles concernent des personnes qui peuvent, en raison de leur activité individuelle ou collective, PORTER ATTEINTE A LA SURETE DE L’ETAT OU A LA SECURITE PUBLIQUE, PAR LE RECOURS OU LE SOUTIEN ACTIF APPORTE A LA VIOLENCE AINSI QUE LES PERSONNES ENTRETENANT OU AYANT ENTRETENU DES RELATIONS DIRECTES ET NON FORTUITES AVEC CELLES-CI. »

Dans le nouveau fichier EDVIGE (décret n° 2008-632 du 27 juin 2008, également accessible sur le site « legifrance »), il est désormais possible « DE CENTRALISER ET D’ANALYSER LES INFORMATIONS RELATIVES AUX INDIVIDUS, GROUPES, ORGANISATIONS ET PERSONNES MORALES QUI, EN RAISON DE LEUR ACTIVITE INDIVIDUELLE OU COLLECTIVE, SONT SUSCEPTIBLES DE PORTER ATTEINTE A L’ORDRE PUBLIC. »

Certains à droite accuse les socialistes d'hypocrisie en mettant en avant l'équation décret 91-1051 = décret 2008-632. Certains prétendent même que le décret de 2008 serait purement technique et plus protecteur pour l'individu : les progrès de l'informatique permettent par exemple de tenir un journal des accès au fichier (sous entendu, les policiers ne pourront pas en faire n'importe quoi)

C'est bête... Je pense pas la même chose et "porter atteinte à la sûreté de l'état ou à la sécurité publique par le recours ou le soutien actif apporté à la violence" cela ne me semble pas équivalent à "porter atteinte à l'ordre publique". Un manifestant porte atteinte à l'ordre publique (j'ai déjà manifesté) pourtant, je n'ai jamais mais alors jamais été susceptible de porter atteinte à la sûreté de l'état ou a la sécurité publique. De plus, je déteste les situations ou la violence pourrait s'exprimer.

Nous voilà donc fiché, filmé (Paris, c'est loft story à ciel ouvert : nous sommes filmés 24h sur 24 par des milliers de caméras) suivi par nos portables, nos cartes d'abonnement de ciné, de métro, etc... Il ne manque plus que des affiches "Big brother is watching you". 60 ans après qu'Orwell ai écrit 1984, nous y sommes.

samedi 19 juillet 2008

nucléaire.

En deux semaines, les médias ont fait état de 2 incidents de niveau 1 dans des filiale de Cogéma. Certes, ce sont deux incidents de trop mais juste pour mettre en perspective les conséquences :
76 kg d'uranium environ sont parti dans la nature. C'est ce que transporte naturellement le Rhône en environ 7 heures et quelques grammes dans l'autre... soit quelques minutes d'uranium transporté par le Rhône... Autant dire : aucune conséquence sur le personnel, les voisins et l'environnement.

Parallèlement, et on en parle moins 28 kg de semtex auraient été volés près de Lyon... Il faut moins d'un kilo de semtex pour faire péter un avion en plein vol...

Bizarrement, certains sont plus inquiets par les premiers événements que par ce dernier. J'ai du mal à comprendre leur analyse...

mardi 17 juin 2008

Libéral

En février 2007, j'avais écrit ceci... Cela m'a fait plaisir que Bertrand Delanoë ait tenu avec beaucoup plus de talent que moi ce même discours...

Je suis un libéral. En effet, je suis favorable aux libertés individuelles, à la liberté de penser, à la liberté politique… Il me semble nécessaire de se réapproprier ce mot confisqué en France par la droite. Nicolas Sarkozy et ses amis politiques considèrent que le libéralisme et la liberté, c’est principalement la liberté d’entreprendre. Pour eux, aucune contrainte ne doit limiter l’exercice de cette liberté. Par exemple, l’état ne devrait pas se mêler des relations entre employeurs et employés même si le marché du travail est tel qu’il ne pourrait pas y avoir de discussions d’égalité, d’équité et finalement peu de liberté…

Dans la logique des « libéraux » français, l’entrepreneur doit avoir les mains libres, cela veut aussi dire payer moins de cotisations même si ce ne sont que de modestes contributions au fonctionnement de la société. Une activité économique engendre nécessairement des coûts environnants puisqu’elle utilise des biens publics : des routes, du personnel formé dans des écoles publiques, etc…

Bien sûr, une société basée sur le libéralisme économique engendre nécessairement des pauvres et donc conduit à des conflits sociaux. Pour en limiter l’ampleur, il faut faire peur… dire que ces conflits sont des menaces… Au besoin utiliser des provocateurs pour que les manifestations dégénèrent et donc étayer son discours. Rapidement, il devient nécessaire de réduire les libertés individuelles dans ce type de société au nom de l’ordre et de la lutte contre la délinquance. La vidéosurveillance, le pistage des personnes par leurs abonnements de transport, le fait de garder mémoire des connexions internet, des numéros de téléphone utilisés, etc., sont des atteintes aux libertés individuelles. Le problème, c’est que la société est d’accord pour ces atteintes voire les demande (je n’ai rien à me reprocher donc, je n’ai rien à craindre…). Il n’y a pas de limite franche entre une atteinte acceptable et l’inacceptable aux libertés individuelles… Où est la limite :10 caméras de vidéosurveillance ? 100 ? 1000 ? Un million ? Ou big brother de 1984 ? De plus, c’est assez inefficace : Londres est bourré de caméra et cela n’a nullement empêché des attentats dans le métro.

Donc, voilà, je veux faire l’éloge du libéralisme. L’état doit tout faire pour favoriser l’exercice de ces libertés par tous. Ce qui conduit à être favorable au mariage et à l’adoption par des couples de même sexe, à l’euthanasie,… Afin que chacun puisse exercer sa liberté, la redistribution (l’impôt) et des services publics efficaces et performants sont nécessaires. Les services d’intérêt économique général doivent avoir des contraintes pour que chacun puisse avoir la liberté de se déplacer, de communiquer… Que resterait-il de la liberté si une partie de la population n’avait pas les moyens de se faire soigner selon les meilleures techniques du moment ? Que resterait-il de la liberté si une partie de la population n’avait pas les moyens financiers d’envoyer ses enfants dans les universités ? La gauche française doit reprendre le libéralisme à la droite. C’est insupportable de s’entendre dire que nous sommes contre la liberté parce que nous sommes favorables à des mesures de redistributions et de régulations sociales et économiques.

mardi 26 février 2008

manque de panache

Un adolescent d'Aubagne a été condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir dit "je nique Sarko, le fils de p..." ce qui est, vous le convenez, guère élégant. De combien va écoper Patrick Deveidjan pour avoir traité Anne Marie Comparini de "salope" ? Et quel amende payera notre Président pour son "pauvre con" ?

Je trouve tous ces débordements anormaux... Envoyer un jeune en prison pour ces quelques mots est d'une absurdité sans nom ! L'âge des ténèbres manque d'élégance et lorsque pour expliquer sa réponse un peu vive notre Président à dit qu'il avait les défauts de ses qualités à savoir, qu'il était vif. Nous somme très loin de la réponse fort élégante du général de Gaulle à un individu qui lui criait "mort au con". Ayant feint de croire que son interlocuteur avait dans l'esprit la phrase au pluriel : "mort aux cons" il a répondu "Vaste programme !"

lundi 25 février 2008

L'homme qui a dit non

En ces temps où on semble confondre vitesse et précipitation, action et communication, un homme a dit "non". En effet :
Monsieur le Président demandait d'étudier "l'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés [...] (qui) reste un objectif légitime pour la protection des victimes"
Le destinataire de cette demande à savoir le Premier Président de la Cour de Cassation, Vincent Lamanda, a répondu que bien qu'il accepterait le principe d'une mission sur la récidive mais qu'il refuse toute remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel sur ce texte. Il faut préciser que l'article 62 de la constitution précise "Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles" ce qui rend légèrement difficile toute possibilité de mener à bien l'étude demandée, à savoir comment contourner la décision du conseil constitutionnel...
Dans les journaux, d'ors et déjà, nous avons deux lectures du même événement :
1 - Vincent Lamenda accepte la mission (mais ne remettra pas en cause la décision du conseil constitutionnel, cette dernière phrase est écrite en caractère 5 en gris clair sur fond gris moyen)
2 - Vincent Lamenda dit qu'il ne n'étudiera jamais une en cause la décision du conseil constitutionnel mais qu'il pourra participer à une mission de réflexion sur la protection des victimes.
Disons le tout net, notre Président découvre qu'il existe des limites à sa volonté. Sauf à supprimer les droits de l'homme et la constitution, il aura bien du mal à faire appliquer son idée. Une grosse fessée déculottée en somme...

Et ce n'est qu'un début... Les autres pays se foutent de notre gueule avec notre Président roi de la gourmette, de la chemise ouverte sur torse poilu et de la rolex mais je ne serai pas surpris le jour ou la France (Patriedesdroitsdelhomme) sera condamnée pour le non respect de certains traités internationaux (au hasard, celui du droit des enfants : cf la séparation des enfants et des parents en situation irrégulière, etc...) L'image de la France : un vieux pays, donneur de leçon, ringard et surtout qui veut moucher les autres alors qu'il est morveux... Notre cote va être au beau fixe chez nos voisins !